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Nicolas Sarkozy et l’escalade…

Submitted by on 21 octobre 2010 – 14 h 39 minNo Comment
Nicolas Sarkozy et l’escalade…

Si l’on regarde comment finissent les mouvements du genre de celui qui secoue actuellement la France, on comprend qu’il va finir. D’une manière ou d’une autre…

Nicolas Sarkozy a choisi l’affrontement. L’escalade.

Il y a donc désormais deux voies.

Malheureusement, ce n’est pas lui qui fera le choix. Le chemin qui sera pris s’imposera à lui. Ses choix se limitaient à : la négociation ou l’escalade.

Maintenant, soit le mouvement s’essouffle, ce qui est possible avec la conjonction des vacances de la Toussaint et le mécontentement de la population privée de son essence, soit il y a un drame avec l’entrée dans la danse des jeunes et les risques évidents qui sont liés.

C’est dommage que le président de 30% des Français ne se relise pas. Car sur les retraites, comme sur beaucoup de points, Nicolas Sarkozy a varié ses positions. Et il n’a pas toujours été aussi rigide sur la réforme des retraites.

En mai 2008 par exemple, il expliquait :

“Je dis que je ne le ferai pas, pour différentes raisons, et la première c’est que je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela. (…) Je n’ai pas parlé des 63 ans et demi, donc je ne le ferai pas”.


Sarko à RTL sur les retraites
envoyé par Ptite_Mule. – L’actualité du moment en vidéo.

Une position qui ne change pas beaucoup de celle adoptée pendant le débat avec Ségolène Royal au moment de l’élection présidentielle :

Nicolas Sarkozy: La question des retraites est essentielle. Il faut la garantir. Les lois ont permis de rééquilibrer l’égalité entre salariés du public et salariés du privé, qui cotisent quarante ans. Jusqu’en 2020, on n’a pas de souci majeur à avoir quant au financement de nos retraites. Je garantirai l’application des lois François Fillon. Madame Royal a dit qu’elle les démantèlerait, on verra comment elle finance. Il y a un ensemble de régimes de retraite qui n’ont pas été réformés : les régimes spéciaux. Je respecte les gens qui adhèrent aux régimes spéciaux EDF, SNCF, RATP, mais dans un pays où il est écrit “égalité” au frontispice de nos établissements publics, il  est curieux d’expliquer que certains Français doivent cotiser 37,5 ans pour avoir leurs retraite alors que les autres cotisent 40 ans. Je réformerai les régimes spéciaux par souci d’égalité. Il y a 3 millions de petites retraites, c’est-à-dire 3 millions de personnes qui sont en dessous du minimum vieillesse. J’augmenterai de 25 % les petites retraites et je les ferai financer, car on aura récupéré sur la réforme des régimes spéciaux. Je veux mettre sur la table la question des pensions de reversion. La situation faite aux veuves est catastrophique. C’est 54 %. Quand un mari décède, sa veuve a 54 % de la pension. Je la porterai à 60 %. La question des retraites est centrale.

Nicolas Sarkozy: C’est un point extrêmement important qui devrait, me semble-t-il, faire consensus entre la gauche et la droite. Comment finançons-nous nos retraites? Cela ne devrait pas être un sujet de bagarre politique, madame Royal.

Ségolène Royal: Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires, je le remettrai à plat.

Nicolas Sarkozy: Très bien, vous le ferez, il n’y a aucun problème et je serai d’accord avec vous.

Avec plus d’un millier d’interpellations ces derniers jours, la colère ne peut que monter. Car dans le lot, il y a probablement pas mal de gens qui n’ont rien de casseurs. Et leurs proches, confrontés à une peu agréable, vont s’énerver. On peut embastiller des milliers de personnes. Mais cela a un coût. Un coût que les dirigeants ne mesurent jamais, en dépit de nombreux précédents sur lesquels ils pourraient s’appuyer.

Pour ceux qui sont croyants, après le “Banzaï” lancé par Nicolas Sarkozy, il ne reste qu’à prier pour qu’il n’y ait pas une bavure pendant une manifestation.

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