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Identité nationale ? Nous ne parlons pas de la même chose M. Sarkozy…

Submitted by on 3 novembre 2009 – 15 h 27 min2 Comments

Le débat sur l’, très belle maskirovska déployée pour faire oublier le scandale de la nomination l’élection du prince Jean Sarkozy par le divin omniprésident Nicolas Sarkozy, est une insulte à l’intellect.  Cette lapalissade étant énoncée, voyons en quoi Aporismes.com peut y contribuer. supdupont

Si l’on devait ressortir quelques mots-clefs du « mot d’Eric Besson » sur son site dédié à ce débat, il y aurait : « identité nationale, , vagues successives d’, communautarisme et de régionalisme, sentiment national, cohésion nationale, fierté d’être Français ».

Pour Aporismes, ce « débat », qui n’a simplement pas lieu d’être, n’a rien à voir avec l’immigration.

Le sentiment d’être français (et non pas d’identité nationale), s’exprime de la manière suivante.

Un attachement à certaines valeurs.

A premier rang desquelles il y a une république émanant du peuple. C’est le principe même du contrat social qui « unit » les hommes entre eux. Ils choisissent ce contrat et délèguent leur pouvoir pour un temps limité à d’autres hommes qui seront chargés de faire vivre ce contrat . Pour que ce type de relation s’instaure, il est implicitement convenus que les hommes sont égaux entre eux et que leurs libertés seront préservées par ce contrat. Notamment la liberté d’expression. Pour garantir ces libertés, la France est dotée d’une justice indépendante. Indépendante de tous les autres pouvoirs. Et notamment de l’exécutif, qui respecte les autres pouvoirs comme il souhaite que le sien soit respecté.

Car le respect, cela se mérite. Ce n’est pas une chose acquise. On ne traitera pas, par exemple, le peuple, de « pov’ con » en lui disant « casse-toi ». Car dire cela à un membre du peuple, c’est le dire au peuple tout entier. C’est aussi ça le sentiment d’être uni à d’autres hommes par un contrat.

Ce respect du peuple et de l’indépendance de la justice, qui est là pour le défendre contre toutes les injustices, y compris celles exercées par les autres pouvoirs, se traduit aussi par le respect d’une idée fondamentale : « tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ».  Une personne renvoyée devant la justice n’est pas « coupable » et la personne qui est garante dans ce pays de la justice, ne peut la déclarer coupable avant qu’une cour en ait décidé.

Le fait de se sentir français se traduit aussi par l’attachement profond à l’idée démocratique de la liberté d’expression, d’une presse indépendante. Une dont les dirigeants ne seraient pas nommés par le président de la république, mais par les journalistes qui la composent.

C’est encore l’idée de l’appartenance à un pays où le pouvoir ne met pas en fiches ses citoyens. Alors que l’on fête l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, les reportages sur la Stasi se multiplient. Imaginons-nous un français qui souhaiterait la mise en fiche systématique de la population ? Qui validerait l’idée de ficher des enfants de 3 ans pour leur comportement supposément agressif ? Qui validerait le fichage de l’ADN de 2% de la population (en croissance exponentielle) ?

La prolifération des fichiers policiers et judiciaires traduit une perte de confiance en l’homme de la part de ceux mêmes que ces hommes ont élus et à qui ils ont délégué leur pouvoir. Ils traduisent l’idée selon laquelle la population serait « dangereuse » par nature et que « mieux vaut prévenir que guérir ». L’inverse même du contrat social basé sur une confiance mutuelle entre ceux qui gèrent le pays et ceux qui leur ont délégué ce pouvoir.

Le fait d’être français c’est participer à ce contrat social par l’impôt. Cet impôt doit être équitable. Il ne peut y avoir de préférence en ce domaine pour une catégorie ou une autre de la population.

Se sentir français, c’est avoir le sentiment d’appartenir à un pays où la liberté de culte est respectée, mais qui est où la laïcité est le garant de cette liberté. Un pays où l’instituteur n’est pas moins qualifié qu’un prêtre pour donner une éducation. Un pays où l’on oppose pas les adeptes de religions différentes.

Messieurs Besson et Sarkozy, pourriez-vous, s’il vous plait, modifier profondément, pour ne pas dire radicalement vos principes, votre politique et faire en sorte que ce sentiment d’appartenir à un groupe d’individus, via un contrat social, redevienne une  ? Aporismes.com vous remercie par avance. Vous sachant très attachés à ce sentiment d’appartenance à ce pays qui est le notre, votre lancement de ce délirant débat en est (pour vous) une nouvelle preuve, nous ne doutons pas que vous entreprendrez cette introspection nécessaire.



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2 Comments »

  • avatar anne Duris dit :

    La France, pour moi, c’est avant tout une république démocratique née de la révolution. Enfant, j’ai fait miennes les valeurs intrinsèques de notre pays et longtemps, j’ai été fier d’être né au pays des lumières, grâce notamment à l’héritage de nos penseurs humanistes tels que Montaigne ou Voltaire.

  • [...] l’Epad. Il fallait imaginer un truc suffisamment énorme pour que le tollé s’estompe. Ce fut fait avec le débat sur l’identité nationale. Alors que la crise économique se mettait en place [...]