Si c’est pas malheureux…
Si c’est pas malheureux ma bonne dame ! Voir que des gens sont tellement irresponsables qu’ils pratiquent une politique du « après moi le déluge »… Depuis tant d’années d’ailleurs. Les mêmes qui nous disent aujourd’hui que les banquiers ont fait « n’importe quoi », qu’ils ont laissé se mettre en place une politique de l’endettement pour financer des opérations de plus en plus « rentables » (au Casino, on appelle ça une martingale et ça marche rarement). Lesdites opérations servant à justifier des rémunérations (des actionnaires et des patrons) de plus en plus délirantes. Bref…
Figurez-vous ma bonne dame que lorsque vous allez demander à votre banquier un prêt pour vous acheter votre appartement, celui-ci, prudent, vous impose un endetemment maximum. Il passe à la loupe votre capacité d’endettement. Pour faire simple, vous ne pourez pas emprunter plus de 33% de vos revenus.
Mais pour ce qui est des dirigeants qui fustigeaient les preneurs de risques inconsidérés ?
Il suffit de regarder les derniers chiffres de l’INSEE :
« En 2008, le déficit public notifié s’élève à 65,9 milliards d’euros, soit 3,4% du PIB. Le déficit se dégrade de 14,6 milliards d’euros.
La dette publique notifiée, qui s’élève fin 2008 à 1 327,1 milliards d’euros, s’est accrue de +9,8 % après +5,1 % en 2007. Elle atteint 68,0 % du PIB fin 2008, après 63,8 % fin 2007.
La progression de la dette publique nette est moindre (voir l’Informations Rapides et la page Finances publiques ci-contre) : elle s’établit à 61,3 %, après 59,1% en 2007. En particulier, les mesures d’aide au secteur financier intervenues en fin d’année n’ont quasiment pas d’impact sur l’évolution de la dette publique nette (+1,0 milliard d’euros) alors qu’elles contribuent à augmenter la dette publique notifiée de 24,6 milliards d’euros. »
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