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	<title>Aporismes &#187; Verts</title>
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		<title>L&#8217;extrême-droite comme si vous y étiez</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 16:19:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/03/l-extreme-droite-comme-si-vous-y-etiez.html" target="_blank">Que le combat pour la démocratie passe d’abord par les mots; qu’il faille, inlassablement, mener cette lutte, dérisoire, dirait-on, pour conserver son sens au langage que nous partageons et leur réalité à ces valeurs que nous défendons: les jours sombres que nous traversons et qui nous attendent nous rappellent à ce devoir essentiel. Avant de brûler les livres on commence toujours par brûler les mots. *</a></p>
<p><a href="http://chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/03/l-extreme-droite-comme-si-vous-y-etiez.html" target="_blank">Le sarkozysme n’est pas la droite classique. L’idéologie qui l’anime n’est pas celle que nous connaissions. Le discours qu’il développe n’est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d’Estaing. Le vocabulaire qu’il utilise &#8211; avec soin &#8211; n’est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite et ce langage &#8211; qui s’impose insidieusement grâce à l’empire et l’emprise médiatique du système &#8211; nous habitue progressivement au pire. (&#8230;)</a></p>
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		<title>En route !</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 19:04:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 avril 2007, dans les colonnes de Libération, Nicolas Sarkozy s’interrogeait benoîtement &#8211; ou tout au moins le feignait-il comme il le fait à chaque fois qu’il lance un pavé dans la marre : <em>&#8220;Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c’est mal ?&#8221;</em></p>
<p>Aporismes.com le dit depuis l’élection de Nicolas Sarkozy : au nom du refus des idées nauséabondes des leaders et des électeurs de l’extrême-droite. Au nom d’une idée, celle de la démocratie. D’un contrat social qui unit les hommes. Sans doute pas le meilleur. Sans doute pas parfait. Mais le moins pire de ceux qui peuvent être aisément appliqués et librement consentis par les citoyens. Au nom de la fraternité. Du rejet de la haine.</p>
<p><a href="http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte11/20070423-les-emails-des-electeurs-front-national-et-la-seduction-par-nicolas-sarkozy-de-l-elecorat-le-pen.shtml">Aporismes.com, via les canaux de diffusion qui lui sont propres démontrait à ceux qui pouvaient en douter que les électeurs du Front National sont mus par des idées noires</a>. Des idées qui mènent tout droit à la haine, au rejet de &#8220;l’autre&#8221;. L’autre étant tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Juifs, noirs, arabes, gauchistes blancs ou verts. Pas de détails. Juste &#8220;les autres&#8221;.</p>
<p>Vendredi dernier, au Zénith, devant 5.000 spectateurs applaudissant, Dieudonné a <em>&#8220;décerné le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence&#8221;</em> à Robert Faurisson (<a href="http://www.liberation.fr/culture/0101308166-dieudonne-derape-encore">invité sur scène</a>), qui conteste depuis plus de 30 ans la réalité de l’Holocauste. Et pour que chacun des 5.000 spectateurs transportés par ce déplorable &#8220;spectacle&#8221;, comprenne bien l’idée générale de la chose, le &#8220;trophée&#8221; a été remis au négationniste par une personne déguisée en déporté juif. Voici une nouvelle raison de refuser la <em>&#8220;récupération&#8221;</em> des électeurs du Front National. Parce que lorsque l’on est en accord avec ses idées, et que celles-ci ont des visées démocratiques, on ne fraye pas avec des gens qui applaudissent une telle mise en scène.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Sombres perspectives</strong></p>
<p>Depuis le début de ce site, nous expliquons que la banalisation de ces idées est un danger pour la démocratie. Au même titre que le grand dessein de Nicolas Sarkozy. Qui passe entre autres choses par la mise en prison des enfants, le contrôle des populations par la multiplication des fichiers, y compris à la maternelle, afin de repérer les populations &#8220;à risque&#8221;, la stigmatisation de l’immigration clandestine (érigée en source de tous les maux de ce pays), l’usage du pouvoir afin de satisfaire &#8220;certaines catégories de la population&#8221;, la stigmatisation des fonctionnaires versus le gentil secteur privé, le détricotage du code du travail, des marchés publics, et l’on en oublie&#8230;</p>
<p>La Fance est en route&#8230; En route vers de sombres paysages. Elle s’est choisie en fanfare un homme qui piétine le contrat social unissant sa population. S’il vous faut aujourd’hui chercher un coupable, il n’est pas nécessaire de pointer du doigt cet homme. Il vous suffit de regarder dans votre miroir. Vous y verrez le reflet de ceux qui ont cru aux discours moulinés par le Littératron moderne utilisé par Nicolas Sarkozy. Et si vous n’avez pas voté pour Nicolas Sarkozy, vous y verrez sans doute le reflet de ceux qui renoncent. Ceux pour qui le grand dessein de Nicolas Sarkozy et sa mise en oeuvre ne justifient pas une résistance démocratique forte. Ceux qui &#8220;laissent faire&#8221;. Qui attendent des jours meilleurs. Ces jours meilleurs qui ne viendront pas. Car il est plus aisé de détruire que de construire. Et il faudra des dizaines d’années pour reconstruire le lien social. Si cela est possible&#8230; Et rien n’est moins sûr.</p>
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		<title>Bienvenue en récession</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 17:12:30 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bien sûr, la France n’est pas les USA et le parallèle n’est pas évident. Pourtant, il est fréquent que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ou tout au moins en partie. Les deux mandats de George Bush s’achèvent. Qu’en reste-t-il ? Une économie exsangue, <a href="http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Texte11/20080930-crise-des-subprimes-la-grande-peur-des-gouvernements.shtml">au bord de l’effet domino</a>, une démocratie qui a montré que l’on pouvait modifier le résultat d’un vote selon son bon vouloir, qui <a href="http://wikileaks.org/wiki/Paul_Wolfowitz_TALON_memo">espionne</a> ses citoyens jusqu’à un point jamais atteint, qui a recours à la <a href="http://www.antiwar.com/news/?articleid=2444">torture</a>, aux enlèvements, qui va porter la guerre dans des pays qui ne la menaçaient pas. Bref, un vrai bilan <em>« globalement positif »</em>, comme disait Georges Marchais des pays de l’Est.</p>
<p>George Bush restera probablement dans l’histoire comme le pire président des Etats-Unis. En France, nous avons notre omniprésident qui, comme George Bush se veut volontariste, et ira jusqu’au bout de ses idées ultra-libérales et ultra-conservatrices, quoi qu’il se passe, et quoi qu’en disent les autres représentants de la société. C’est<a href="?p=3466"> la droite décomplexée</a>, comme il se plaît à le dire. Celle qui fait ce qu’elle veut. Même si les faits ne lui donnent pas raison. Persuadée qu’elle est, d’avoir raison envers et contre tous.</p>
<p>Nicolas  Sarkozy n’a-t-il pas <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/sarkozy-ce-qu-il-dit-en-prive/917/0/257695">dit</a> (à propos des sondages) : <em>« Même impopulaire, je continuerai. Je suis là encore pour quatre ans. A 57 ans, je ne serai peut-être plus là. Mais je réformerai jusqu’au bout, je ne lâcherai sur rien, rien jusqu’à mon dernier jour à l’Elysée. »</em></p>
<p>Et comme George Bush, il veut entrer dans l’histoire : <em>« Je veux faire, je veux rester dans l’Histoire avec un grand H. Moi, je resterai dans l’Histoire comme l’homme qui a fait les réformes. J’en ai lancé 63 ! On n’a pas le choix. Et tant pis si je ne fais qu’un mandat. A la fin de mon premier mandat, j’aurai 57ans. Eh bien, je ferai autre chose. »</em></p>
<p>Le mari de Carla Bruni réforme. Il veut être <em>« le président du pouvoir d’achat »</em>. Celui qui aura été chercher le point de croissance qui manque à la France <em>« avec les dents »</em>.</p>
<p><em>« On n’est pas dans une récession, la France tient mieux que les autres, on est dans une croissance autour de 2%, nous avons des chiffres d’emploi qui sont excellents et un taux de chômage qui n’a jamais été aussi bas »</em> expliquait-il doctement en janvier 2008.</p>
<p>Nous voici en octobre et les chiffres, qui sont têtus, lui donnent tort. Même s’il se refuse à le reconnaître. La critique, c’est pour les autres.</p>
<p>Selon l’INSEE, le PIB français devrait continuer à diminuer cette année, perdant 0,1 point aux troisième et quatrième trimestres après une baisse de 0,3 point au deuxième trimestre. Pour ceux qui ne sont pas férus d’économie, la récession est le plus souvent définie par au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB.</p>
<p>L’AFP souligne que <em>« grâce à la progression de 0,4% enregistrée au premier trimestre, la croissance serait tout de même de 0,9% cette année, contre 2,4% en 2006 et 2,1% en 2007. Une diminution du PIB pendant trois trimestres consécutifs serait du jamais vu en France depuis la récession de 1993 »</em>.</p>
<p>Les réformes de l’hôte de l’Elysée sont donc une vraie réussite. En même temps, <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/sarkozy-ce-qu-il-dit-en-prive/917/0/257695">il reconnaît</a> à mots couverts que sa boite à idées est un peu dingue : <em>« Si quelqu’un d’autre disait les discours d’Henri [Guaino], ça paraîtrait insensé, mais comme c’est moi avec mon air sérieux, ça marche »</em>.</p>
<p>En janvier, toujours, le président omniscient expliquait que les Américains étaient un peu à la ramasse tandis que nous, grâce à lui, nous avions pris de l’avance pour juguler la crise. On voit aujourd’hui que cette avance nous donne des atouts décisifs. Il tablait alors, comme son premier ministre, sur une croissance pour l’année 2008 <em>« de 2 à 2,5% »</em> : <em>« Les subprimes, les difficultés internationales, les initiatives que vont prendre les Américains, cela ne doit que nous renforcer dans la prise d’initiative »</em>. Rappelant le vote en juillet 2007 de la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d’achat, également appelé <em>« bouclier fiscal »</em>), le chef de l’Etat affirmait sans rire :  <em>« ce qui a été décrit comme de l’argent gâché, tout le monde reconnaît que c’était nécessaire et que c’est pour ça que l’économie tient bien »</em>.</p>
<p>A tel point, précisait-il dans une allusion au plan annoncé à l’époque par le président George Bush pour stimuler l’économie des Etats-Unis, que <em>« les Américains s’engagent À investir 1% de leur PNB dans leur Économie. (&#8230;) Tepa, c’est 0,7% de notre PNB dans notre économie, sauf que eux le font avec six mois de retard »</em>. Quels mauvais quand même ces Américains&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Président du pouvoir d’achat&#8230; en berne</strong></p>
<p>Selon l’INSEE, le pouvoir d’achat des Français va progresser cette année de 0,7%. L’inflation, pour sa part, devrait atteindre 3%. Rarement de telles prouesses économiques auront été réalisées par un gouvernement. Toujours selon l’institut de la statistique, <em>« l’indice du salaire mensuel brut de base (SMB) de l’ensemble des salariés a progressé de 0,9 % entre mars 2008 et juin 2008 (+0,6 % l’année précédente sur la même période). La progression en glissement annuel du salaire mensuel de base atteint 3,1 % en juin 2008, soit une augmentation de 0,4 point par rapport à celle de juin 2007 »</em>. Mais tout n’est pas si rose qu’il y paraît, puisque <em> « compte tenu d’un glissement annuel des prix de +3,6 % de juin 2007 à juin 2008, le salaire mensuel brut de base baisse en termes réels sur un an (-0,5 %) »</em>.</p>
<p>Loin de se remettre en cause après cette avalanche de chiffres désastreux, le gouvernement a immédiatement nié le fait que la France soit véritablement entré en récession : <em>« Il y a une définition technique et statistique de la récession, et puis il y a la réalité des choses »</em>, a expliqué  le ministre du Budget, Eric Woerth. Comprenne qui pourra.</p>
<p><em>« Par nature, la France n’est pas en récession »</em>, a-t-il précisé. Si c’est par nature, alors&#8230; En même temps, le même Eric Woerth a renvoyé dans ses cordes <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guaino">la boite à idées</a> de notre hyperactif national qui avait estimé que face à la crise mondiale, les règles de l’UE sur les déficits publics <em>« ne sont pas la priorité »</em>. Un bon moyen de développer la solidarité européenne et de s’attirer la sympathie de l’Allemagne. Un bon exemple également, offert par le pays qui préside actuellement l’Europe. Tout pour rassurer les marchés et améliorer les performances de la main invisible. Pour Eric Woerth, <em>« On ne peut pas faire fi des critères de Maastricht. C’est une règle, une règle commune. Cette règle, évidemment, doit être respectée »</em>. On le lui rappellera prochainement&#8230; Le Premier ministre François Fillon a de son côté réaffirmé son objectif d’un déficit public <em>« proche de zéro »</em> en 2012, malgré une conjoncture qui <em>« n’est pas favorable »</em>, pour <em>« ne pas trahir les engagements européens »</em> de la France. En espérant qu’il n’anticipe pas ce déficit proche de zéro sur la base des mêmes calculs qui lui faisaient dire que la croissance serait de 2,5% cette année&#8230;</p>
<p>Christine Lagarde qui n’est pas avare de gaffes a pour sa part exposé le fond de sa pensée hautement réfléchie : <em>« La récession ? Ce n’est pas ça qui est le plus important, l’important, c’est de savoir qu’on est dans une situation économique qui est difficile en raison des chocs qu’on a subi, de la crise financière qu’on traverse »</em>.</p>
<p>Ouf. Nous voilà rassurés.</p>
<p>Allez, encore quelques <em>« réformes »</em> pour<em> « réveiller »</em> la France qui ne se lève pas assez tôt, pour donner un coup de pied dans la fourmilière des <em>« conservatismes »</em> de tous ces crypto-communistes qui <em>« paralysent »</em> le pays, et tout ira mieux.</p>
<p>Il y a déjà longtemps, <a href="?p=3466">Aporismes.com estimait qu’il faudrait des années pour réparer les dégâts</a> que ne manqueraient pas de provoquer <a href="?p=3416">les néo conservateurs emmenés par le mari de Carla Bruni</a>. Il semble bien que malheureusement, nous ayons eu raison. Mais finalement nous n’avons aucun mérite. Il suffisait de voir où les tenants des mêmes idéologies avaient mené les Etats-Unis pour savoir comment tout cela finirait chez nous. Il faut bien l’avouer, tout cela est pathétique. Et ce n’est pas fini&#8230;</p>
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		<title>Les Verts voteront le traité européen simplifié, dit NoÃ«l Mamère</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 13:28:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[PARIS (Reuters) &#8211; NoÃ«l Mamère a déclaré que les Verts voteraient en faveur de la ratification du traité européen simplifié parce qu&#8217;il contient &#8220;quelques progrès démocratiques&#8221;.
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071028/tts-union-france-verts-ca02f96_1.html" target="_blank">PARIS (Reuters) &#8211; NoÃ«l Mamère a déclaré que les Verts voteraient en faveur de la ratification du traité européen simplifié parce qu&#8217;il contient &#8220;quelques progrès démocratiques&#8221;.</a></p>
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		<title>Brice Lalonde chargé des négociations sur le climat</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Sep 2007 13:22:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[PARIS (Reuters) &#8211; Brice Lalonde a été nommé en conseil des ministres ambassadeur des négociations sur le changement climatique, une nomination dans la ligne de la stratégie d&#8217;ouverture voulue par Nicolas Sarkozy.
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070926/tts-france-environnement-lalonde-ca02f96_1.html" target="_blank">PARIS (Reuters) &#8211; Brice Lalonde a été nommé en conseil des ministres ambassadeur des négociations sur le changement climatique, une nomination dans la ligne de la stratégie d&#8217;ouverture voulue par Nicolas Sarkozy.</a></p>
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		<title>Un éditorial du Monde: Reculs et tactique</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 14:37:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Inutile d&#8217;écrire à nouveau ce qui est si bien formulé dans cet éditorial du Monde daté du jeudi 2 août 2007:
Edito du Monde
Reculs et tactique
 LE MONDE &#124; 01.08.07 &#124; 15h42  €¢  Mis à jour le 02.08.07 ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Inutile d&#8217;écrire à nouveau ce qui est si bien formulé dans cet éditorial du Monde daté du jeudi 2 août 2007:</p>
<p class="type-gr">Edito du Monde</p>
<p class="ar-tit">Reculs et tactique</p>
<p class="dt"> LE MONDE | 01.08.07 | 15h42  €¢  Mis à jour le 02.08.07 | 14h29</p>
<p>Quitte à être cruel envers François Fillon, il est tentant d&#8217;affirmer que l&#8217;on sait maintenant à quoi sert le premier ministre : annoncer les reculs du président par rapport aux promesses du candidat&#8230; Mardi 31 juillet, à la sortie du séminaire gouvernemental sur le budget, M. Fillon a ainsi annoncé que l&#8217;objectif claironné pour 2008 &#8211; remplacer seulement un fonctionnaire sur deux à l&#8217;occasion des départs à la retraite &#8211; ne serait atteint qu&#8217;en fin de quinquennat, au prix de <em>&#8220;réformes de structures&#8221;</em>. Au total, le projet de budget pour 2008 prévoit 22 700 départs de fonctionnaires non remplacés. C&#8217;est beaucoup moins qu&#8217;attendu, mais tout de même 11 000 de plus qu&#8217;en 2007.</p>
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</tr>
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<p>Ce recul partiel s&#8217;ajoute à d&#8217;autres : sur les universités, le projet de loi, retiré une première fois du conseil des ministres face à une fronde dangereuse, prévoit bien l&#8217;autonomie des établissements, mais plus la sélection à l&#8217;entrée ni les droits d&#8217;inscription variables. Sur le service minimum, le projet voté va moins loin qu&#8217;annoncé. Dans un autre domaine, l&#8217;exemption d&#8217;impôts des intérêts d&#8217;emprunt pour la résidence principale sera beaucoup moins large que ce qu&#8217;avaient compris les électeurs. Parmi les principaux dossiers ouverts, le &#8220;paquet fiscal&#8221; est à ce jour le seul où M. Sarkozy ait réalisé tout ce qu&#8217;il avait annoncé.</p>
<p>Un mois et demi seulement après le début de la législature, il y a deux manières d&#8217;interpréter cette série de reculs. Soit ils relèvent d&#8217;une tactique classique consistant à placer la barre très haut pour paraître faire ensuite des concessions, tout en parvenant à l&#8217;objectif fixé dès le départ. Soit le premier ministre et le président, soucieux de réconcilier les Français sous le signe de &#8220;l&#8217;ouverture&#8221;, ont constaté que la popularité de M. Sarkozy allait vite s&#8217;user dans une série de polémiques inévitables. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, le couple exécutif admet qu&#8217;on ne peut pas à la fois accorder quelque 10 milliards d&#8217;allégements d&#8217;impôts et diminuer rapidement la dette, ni supprimer d&#8217;un trait de plume des dizaines de milliers de fonctionnaires sans fragiliser des services publics déclarés prioritaires.</p>
<p>Ces évolutions montrent que l&#8217;&#8221;hyper-président&#8221; n&#8217;est pas Superman : comme ses prédécesseurs, il doit en rabattre sur ses promesses de campagne. On ne saurait reprocher à M. Sarkozy d&#8217;être pragmatique, de tenir compte du terrain et des réalités sociales. Mieux vaut reculer à temps plutôt qu&#8217;essuyer une déroute après avoir mobilisé contre sa politique des centaines de milliers de manifestants, comme Dominique de Villepin avec le CPE. Il reste que l&#8217;homme d&#8217;action, élu sur le slogan &#8220;je fais ce que je dis&#8221;, est déjà confronté aux limites de l&#8217;exercice, alors même que les premiers mois d&#8217;un nouveau mandat sont les plus favorables pour faire passer des réformes importantes.</p>
<p class="dt">Article paru dans l&#8217;édition du 02.08.07</p>
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		<title>Libye : petits renoncements entre (nouveaux) amis</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 13:17:16 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La « diplomatie » a ses ressorts qui échappent à la logique et nourrissent l’imagination des auteurs de romans. Les guignolades françaises en Libye ne dérogent pas à la règle. Imaginez un pays mis au ban de la communauté internationale parce qu’il est soupçonné d’avoir « soutenu » les attentats de Lockerbie et celui qui avait visé un avion d’UTA au dessus du Ténéré. Imaginez une classe politique dans son ensemble (quasiment), en France et chez nos alliés traditionnels, qui pense et dit à mots plus ou moins couverts que le colonel Kadhafi est à la tête d’un Etat terroriste. Avec tout ce que cela implique. Puis imaginez la même classe politique s’indignant du sort réservé à des infirmière et un médecin bulgare accusés d’avoir inoculé le virus du Sida a des enfants. Retenus en prison, condamnés à morts à plusieurs reprises, <a href="http://www..lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-941211@51-915550,0.html">torturés</a> [1], lesdits personnels soignants sont, dit-on, retenus en otage. Mais là, on parle moins de terrorisme parce qu’entre temps, le patron du pays a décidé de rejoindre le concert des nations. Fini la tentative d’acquérir des armes nucléaires (c’était il y a pourtant le cas il y a environ 5 ans), fini le terrorisme, à part bien sûr cette broutille des « otages » bulgares.</p>
<p>Et que croyez-vous que fit la communauté internationale ?</p>
<p>Elle négocia. Longtemps. Et à tous les étages (Européen, Allemand, Britannique, Français,&#8230;). Elle négocia avec celui qui il y a peu encore était un terroriste, mais qui n’était plus le mois dernier qu’une sorte de simple preneur d’otages. Autant, on ne négocie pas (plus) avec les Talibans quand ils prennent en otage 22 personnes pour les échanger avec leurs membres emprisonnés, autant, avec un chef d’Etat, on négocie. Peu importe que les personnels soignants bulgares racontent qu’ils ont été torturés dans ce pays. Peu importe. En effet, le sort de 8 êtres humains est en jeu. Et cela peut justifier cette négociation. Tout au moins l’expliquer.</p>
<p>Ce qui s’explique moins bien, ce sont les guignolades de l’Etat français, les démarches de dernière minute du président Nicolas Sarkozy, de sa femme Cécilia et du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant. Cette conception de la diplomatie est très similaire à celle de George Bush et l’on sait où cela à mené les Etats-Unis. Il s’agit d’agir à sa guise, sans en référer à ses partenaires. Ne parlons même pas de ce qui a été appelé par un membre du PS <em>« la stratégie du coucou »</em>, consistant à s’approprier les retombées médiatiques (l’utilisation de l’avion aux couleurs de la république et non pas anonyme notamment) [2] d’une négociation qui a surtout impliqué l’Europe et non la France. Cette tendance à l’unilatéralisme et à la posture du « <a href="?p=3">je me fous de ce que les autres en pensent</a> » vaut également dans <a href="http://fr.news.yahoo.com/ap/20070801/tpl-social-sarkozy-martinon-cfb2994.html">les rapports du président avec les partenaires sociaux</a>.</p>
<p>Saïf Al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, qui a joué un rôle central dans les discussions sur les infirmières et le médecin bulgares a craché le morceau à peine une semaine après leur libération, dans <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-940890@51-915550,0.html">un entretien au Monde</a>. Le fils du colonel évoque un accord de défense et des contrats de ventes d’armes françaises à la Libye. Des missiles anti-char Milan pour être précis. Nombreux sont ceux qui s’inquiétaient de par le monde (et notamment nos amis allemands) de la mise à disposition d’un pays comme la Libye de technologie nucléaire. Cette fois, ce sont les militaires français qui s’inquiètent : ils ont peur de voir un jour la Libye leur balancer lesdits missiles sur un terrain extérieur comme le Tchad&#8230;</p>
<p>En outre, contrairement à ce qui avait été annoncé de ce côté-ci de la méditerranée, ce ne serait pas la Libye (la fondation du fils du colonel Kadhafi) qui a payé les dédommagements aux familles des enfants contaminés, mais M. X, sollicité par la France : <em>« Ce que je peux dire, c’est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l’argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l’ont trouvé »</em>. Par le Qatar ? <em>« Nous n’avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis »</em>.</p>
<p>Et pourtant&#8230; Ces déclarations faites dans un grand hôtel de Nice, doivent bien embarrasser ses <em>« amis »</em>. A tel point que le président français lui-même a été contraint de démentir. Non, il n’y a pas d’accord militaire, pas de ventes d’armes et même, <em>« aucune »</em> contrepartie française à la libération des infirmières. Même pas ce qu’il a annoncé lui-même au terme de sa visite à Tripoli ?</p>
<p>Ceci dit, quelques politiques qui ne devaient agir différemment lorsqu’ils étaient aux affaires, restent lucides. Le socialiste Julien Dray explique par exemple que personne ne <em>« doute qu’il y a eu une transaction »</em> car <em>« quand on discute avec le colonel Kadhafi, ce n’est pas simplement une discussion amicale »</em>. Vraiment ? Etonnant d’ailleurs de noter que le patron d’un Etat voyou, si ce n’est terroriste, est considéré comme tel à la veille de la libération des personnels soignants, mais ne l’est plus le lendemain&#8230; C’est beau la realpolitik&#8230;</p>
<p>Détonnant au milieu de cette illustration parfaite du règne du faux, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070802.OBS9039/infirmieres_bulgares__goasguendemande_lapplication_de_l.html">Claude Goasguen</a>, député UMP de Paris a indiqué : : « Je souhaite que la rupture, ce soit aussi que lorsqu’il y a un problème de ce genre, le ministre des Affaires étrangères ne se contente pas de silence et que le président de la République ne se contente pas de réponse fortuite à la télévision ».</p>
<p>Le fils du colonel Kadhafi est très pragmatique, lui&#8230; La Libye a obtenu dans cette affaire <em>« un bon deal »</em>. <em>« C’était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs. »</em>, confie-t-il au Monde.</p>
<p>Ce qui est dommage, c’est que le président français n’assume pas jusqu’au bout ses décisions. Il a choisi de passer des accords très importants (sur le nucléaire au moins) avec un dirigeant dont on sait qu’il n’est pas, c’est un euphémisme, un modèle de démocrate, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et dire que oui, il y a eu des contreparties dans cette affaire de libération. Ne serait-ce que les accords qu’il a lui même annoncés en se rendant en Libye&#8230;</p>
<p>Cela constituerait pourtant une intéressante « rupture » avec le passé des relations « diplomatiques », celles qui nourrissent l’imagination des auteurs de romans&#8230;</p>
<hr />
<p>[1] A lire sur ce sujet dans Le Monde : &#8220;<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-941211@51-915550,0.html">L’UE a accepté que les infirmières bulgares renoncent à poursuivre Tripoli</a>&#8220;. Qui ferait signer un document demandant à d’anciens prisonniers de renoncer à des poursuites pour torture si ce n’est quelqu’un qui a torturé ?</p>
<p>[2] l’important étant ce qui restera sur les photos de la presse nationale et accessoirement, de la presse internationale. En l’occurrence, l’image de l’avion français sur la piste de l’aéroport de Sofia</p>
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		<title>Nicolas Sarkozy propose un statut de l&#8217;opposition avant fin 2007</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jun 2007 14:08:41 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.news.yahoo.com/20062007/290/nicolas-sarkozy-propose-un-statut-de-l-opposition-avant-fin.html" target="_blank"><font face="arial" size="-1">   PARIS (Reuters) &#8211; Nicolas Sarkozy a dit mercredi qu&#8217;il souhaitait soumettre avant la fin de l&#8217;année au Parlement réuni en Congrès des mesures visant à faire de la démocratie française une &#8220;démocratie exemplaire&#8221;, dont un statut de l&#8217;opposition et peut-être une dose de scrutin proportionnel.</font></a></p>
<p><a href="http://fr.news.yahoo.com/20062007/290/nicolas-sarkozy-propose-un-statut-de-l-opposition-avant-fin.html" target="_blank"><font face="arial" size="-1"> &#8220;Dans le courant de l&#8217;été, avec le Premier ministre nous allons prendre des initiatives assez fortes pour faire de la démocratie française une démocratie exemplaire&#8221;, a déclaré le président de la République sur TF1.</font></a></p>
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		<title>Mineurs délinquants, le début de la barbarie ?</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jun 2007 10:20:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les politiques, de quelque bord qu’ils soient, sont des généralistes. Ils ont leur vision de la société qu’ils veulent façonner. Mais n’étant pas des experts de la multitude de sujets et de secteurs qui composent une société humaine, ils ne peuvent que se reposer sur des conseillers pour dessiner leurs programmes. Après quoi, ils traduisent en langage intelligible par le peuple ces propositions. Et y ajoutent autant de promesses, souvent intenables, qu’ils le peuvent, histoire d’assurer leur élection. Ils tentent de flatter telle ou telle partie de la population. Mais ils ne mesurent pas les répercussions, ou font semblant de ne pas les mesurer.</p>
<p>Avec son accord, nous laissons à un expert du monde judiciaire le soin d’expliquer en quoi la monomanie de Nicolas Sarkozy sur le thème de la récidive et des mineurs est un leurre visant à satisfaire  <a href="?p=3429"><em>« </em><em>une certaine partie de la population »</em></a>. Et en quoi ses réformes auront des répercussions terribles. Cet expert, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Portelli">Serge Portelli</a> est magistrat, il est vice-président du tribunal de Paris, président de la 12ème chambre correctionnelle. Les textes que vous allez lire sont issus de son dernier ouvrage : <em>« <a href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1979987">Nicolas Sarkozy : une République sous haute surveillance</a> »</em>, qui fait suite à un précédent livre : <em>« <a href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1822205">Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous</a> »</em>.</p>
<p>En matière de décryptage du règne du faux et de la Novlangue, Serge Portelli est expert, tout au moins dans le domaine qui est le sien, la justice. Comme nous l’évoquions dans <a class="spip_in" href="../../spip.php?action=redirect&amp;id_article=11">cet article</a>, on peut tenter de faire mentir les chiffres, mais ils ont cette particularité de faire jaillir la vérité si l’on prend la peine de les regarder de près. La loupe de Serge Portelli est décidément très puissante&#8230;</p>
<hr />
<h2>Le premier problème de sécurité.</h2>
<p><em>« Le premier problème de sécurité qu’il nous reste aujourd’hui à résoudre, c’est l’affaire des mineurs »</em> (Emission <em>« à vous de juger »</em> du 30 novembre 2006). <em>« Lorsque je dis qu’un mineur de 2006 n’a plus grand chose à voir avec un mineur de 1945, ce n’est pas pour le dénoncer, c’est pour chercher un moyen de le préserver. Or l’ordonnance de 1945 ne nous le permet pas, même si elle a été retouchée à plusieurs reprises pour apporter des débuts de réponse à ce phénomène, et dernièrement encore en mars 2004. Il ne faut donc pas s’interdire des règles nouvelles. Je le dis solennellement, si nous continuons avec la même quasi-impunité garantie aux mineurs délinquants, nous nous préparons à des lendemains très difficiles, et nous n’aurons à nous en prendre à nous. Sur les dix dernières années, le nombre de mineurs mis en cause a augmenté de 80%. Si ce n’est pas un signal d’alarme, je ne sais pas ce que c’est ».</em> (Discours au Sénat, le 13 septembre 2006, lors de l’examen du projet de loi sur la prévention de la délinquance). <em>« Et je demande une chose précise : qu’un mineur de 16 à 18 ans qui est un multirécidiviste, l’excuse de minorité lui soit supprimée pour qu’il soit condamné comme un majeur parce que pour Mama Galédou, cette jeune femme qui a été brûlée dans le bus de Marseille, être brûlée sur 62% de son corps&#8230; par un mineur ou un majeur, le résultat pour la victime est le même »</em>. (Emission <em>Riposte</em>, la 5, le 10 décembre 2006). <em>« Face aux actes de violences gratuits, face à la délinquance des mineurs, la réponse de l’autorité judiciaire doit être plus ferme. Si l’on excuse la violence, il faut hélas, s’attendre à la barbarie. C’est pourquoi j’ai souhaité une première réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs. C’est pour répondre à cette violence de plus en plus dure, qui peut conduire les plus jeunes jusqu’au crime, que j’ai demandé des sanctions adaptées aux mineurs d’aujourd’hui. La loi sur la prévention de la délinquance constitue, à cet égard, un premier pas. D’autres étapes sont devant nous »</em>. (conférence de presse du 11 janvier 2007, Ministère de l’intérieur).</p>
<h2>Une élection et cinq années de gouvernement pour réformer la justice des mineurs</h2>
<p>À écouter Nicolas Sarkozy parler de la délinquance et de la justice des mineurs, on se demande parfois si, depuis cinq ans, nous n’avons pas été victime d’hallucinations. 2001-2002 : le principal sujet de campagne n’a-t-il pas été l’insécurité ? Les deux principaux candidats de l’époque n’ont-ils pas déjà âprement discuté du sort à réserver aux mineurs délinquants précisément ? Dans cette bataille, que certains ont peut-être oubliée, Lionel Jospin proposait de créer de nouvelles structures d’hébergement des mineurs délinquants. Il était fier de dresser la liste des 51 centres d’éducation renforcés et des 43 centres de placement immédiat dont le nombre allait augmenter en cas de victoire. Il proposait de réformer l’ordonnance de 1945 pour tenir compte d’un contexte social profondément modifié en développant notamment l’accueil des mineurs dans des structures fermées. Jacques Chirac n’était pas en reste. Son programme était étonnamment proche de celui de la droite d’aujourd’hui. Que proposait-il ?</p>
<ul>
<li><em>« objectif : impunité zéro</em></li>
<li><em>adapter l’ordonnance de 1945 sur les mineurs</em></li>
<li><em>création de centres préventifs fermés pour les mineurs délinquants en instance de jugement</em></li>
<li><em>création d’établissements éducatifs fermés pour les mineurs multirécidivistes&#8230; »</em></li>
</ul>
<p>Après la victoire de Jacques Chirac, la droite, toute la droite, a mis en oeuvre les réformes promises. Depuis 2002, quatre réformes de l’ordonnance de 1945 ont été votées. Toutes ont le même objectif : modifier la philosophie de l’ordonnance de 1945, mettre fin à une soi disant impunité dont bénéficieraient les mineurs, calquer la justice des mineurs sur celle des majeurs, les faire juger plus vite, plus sévèrement, créer des structures fermées pour mineur&#8230; La loi <em>« d’orientation et de programmation pour la justice »</em> du 9 septembre 2002 dite <em>« Loi Perben I »</em> est la loi la plus aboutie en la matière. Elle contenait tout un titre (le titre 3) <em>« portant réforme du droit pénal des mineurs »</em>. 21 articles de cette loi modifiaient l’ordonnance de 1945 ! Toutes les dispositions de cette loi allaient dans le sens de davantage de répression. Les centres éducatifs fermés étaient créés. Apparemment toutes ces réformes faites par un gouvernement où Nicolas Sarkozy a été presque constamment ministre ne suffiraient pas. Les mineurs ont encore changé, il faudrait, cette fois-ci, les traiter comme des majeurs à partir de 16 ans et les mettre davantage en prison. Depuis 2002, leur impunité n’aurait donc pas cessé malgré tous les efforts du gouvernement et la délinquance juvénile aurait augmenté malgré la politique du ministre de l’intérieur.</p>
<h2>Les mineurs de 2006 et ceux de 1945 : l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans.</h2>
<p><em>« Croyez-vous réaliste qu’un jeune de 17 ans et demi, de 1m90, qui a commis des violences répétées, soit présenté devant un juge qu’on appelle un « juge des enfants ? »</em> (Discours d’accueil des nouveaux adhérents de l’UMP du 25 mars 2006). <em>« Comment expliquer à une grand-mère qui se fait agresser par un jeune de 17 ans et demi, qui fait 1m80, qu’il n’est pas responsable parce qu’il est mineur ? » (Discours du 3 juillet 2006). Les mineurs délinquants &#8211; ceux de 16/18 ans en tout cas &#8211; ont beaucoup changé »</em>, nous dit Nicolas Sarkozy qui évoque à loisir <em>« des agressions à main armée, des viols, commis par des jeunes gens mineurs mais parfaitement adultes physiquement »</em>. Ils n’ont <em>« plus rien à voir »</em> avec ceux de 1945. La jeunesse change ! Belle découverte ! Que n’a-t-on entendu ce discours, à tous les âges, à toutes les générations, à tous les siècles. Les<em> « apaches »</em> de la fin du XIXème siècle et du début du XXème, ces bandes de jeunes désoeuvrés des faubourgs de Paris, violents, <em>« assassins »</em>, <em>« violeurs »</em>&#8230; Les blousons noirs des années soixante, ces <em>« géants »</em> de l’époque, qui se déplaçaient en bande, de préférence en moto et terrorisaient les banlieues.</p>
<p>Emile Garçon, un des plus grands pénalistes du XXème siècle, écrivait en 1922 : <em>« quoiqu’il en soit, le problème de l’enfance coupable demeure l’un des problèmes les plus douloureux de l’heure présente. Les statistiques les plus sûres comme les observations les plus faciles, prouvent, d’une part que la criminalité juvénile s’accroît dans des proportions fort inquiétantes, et, d’autre part que l’âge moyen de la criminalité s’abaisse selon ne courbe très rapide »</em>. Effectivement l’adolescence est une période difficile de la vie. Difficile pour la société, pour les parents, les éducateurs&#8230; mais pour l’adolescent aussi. On a du mal à croire que les conseillers de Nicolas Sarkozy aient une vision si élémentaire de ce qu’est un mineur. On entend le ministre se gausser parfois de la taille de ces grands délinquants. Comme si ces 1m 90, voire 1m 80, qui l’effrayent tellement pouvaient avoir un rapport quelconque avec ce qu’est réellement un mineur. C’est d’ailleurs une des sources de la difficulté de cet âge que de s’habituer à vivre dans un corps qui le dépasse subitement. L’enveloppe change mais l’intérieur ne suit pas forcément. On ne devient pas majeur par l’effet de sa taille. La maturité ne se mesure pas en centimètre.</p>
<p>L’adolescent est un être qui est encore en grande évolution, en recherche d’une adaptation au monde. Cette recherche se fait souvent dans la douleur, parfois dans la violence contre les autres ou contre lui-même. L’opposition au monde des grands est une des composantes constantes de cet âge. C’est par sa vie sociale que le jeune va pouvoir accéder au statut d’adulte en abolissant les différentes dépendances qui le rattachaient à sa famille ou au milieu de son enfance. L’adulte, c’est celui qui arrive à vivre de façon autonome, à s’assumer. La France a déjà en 1974 (et non en 1945), modifié l’âge de la majorité qui est alors passé de 21 à 18 ans. La majorité pénale française est d’ailleurs celle de pratiquement tous les autres pays européens. Cet âge reste encore aujourd’hui une limite raisonnable entre le statut d’adolescent et celui d’adulte. Certes, dans leur comportement, les jeunes de 16/18 ans changent. Comment en serait-ils autrement compte tenu de l’évolution rapide du contexte social, culturel, économique&#8230; Mais si l’adolescent accède aujourd’hui plus tôt à certaines informations, s’il s’inscrit différemment dans la société, sa problématique de base reste la même. On peut même constater que son entrée dans le monde adulte se fait de plus en plus tard, que son <em>« inscription sociale »</em> prend de plus en plus de retard. Les amis de Nicolas Sarkozy veulent, en fait, abaisser l’âge de la majorité pénale à 16 ans et faire juger les mineurs de 16 à 18 ans par les tribunaux ordinaires. Tel est d’ailleurs le sens d’une proposition de loi que Christian Estrosi, l’ami fidèle du ministre, a déposé à l’Assemblée Nationale le 30 janvier 2001 (Proposition n°2895). L’article 1er de a proposition pénale était clair : <em>« la majorité pénale est fixée à 16 ans »</em>. Il faut savoir que tel est le projet réel du candidat actuel qui avance lentement sur ce terrain en le pilonnant préalablement à coups d’idées aussi simples que fausses. L’adolescent de 2007 reste un adolescent. Il reste le homard, qui, une fois sa coquille tombée, est obligé d’aller se cacher sous les rochers, le temps de sécréter une nouvelle coquille, vulnérable, incertain, compensant ses faibles défenses par des attitudes parfois excessives, parfois déviantes, parfois délinquantes. Mais peut-être faudrait-il aussi réécrire les textes de Dolto qui eux aussi commencent à dater. La taille des homards a sûrement dû changer..</p>
<h2>L’acte ne définit pas le mineur</h2>
<p>Un mineur sa définit par son âge, sa personnalité, ses structures mentales, son style de vie&#8230; Il est autre chose que la série de ses actes. On trouve dans le discours de Nicolas Sarkozy cette idée que l’acte posé définit son auteur et suffit à en cerner la responsabilité. Lorsque, en novembre 2006, dans une émission de télévision, il s’adresse sur un plateau à une femme chauffeur de bus, en la prenant à témoin de son indignation devant une agression commise à Marseille, il a cette curieuse phrase qu’il reprendra d’ailleurs ensuite inlassablement : <em>« d’ailleurs, quand mama Galédou se retrouve à l’hôpital de la Timone à Marseille, qu’est-ce ça lui fait, à elle, de savoir qu’elle a été brûlée par un mineur ? Est-ce que vous croyez que c’est différent d’être brûlé par un majeur ? »</em></p>
<p><em>« Non c’est pareil ! »</em> répond timidement son interlocutrice.</p>
<p>Curieuse façon d’aborder le problème des mineurs, et de la délinquance en général ! Le ministre se met à la place de la victime, et ne s’intéresse qu’à l’acte, en refusant de voir qui est l’auteur. On peut certes s’interdire de chercher à comprendre le pourquoi d’un crime ou d’un délit, ne rien vouloir savoir de la personnalité, du passé, du contexte de vie de son auteur, on peut toutefois difficilement refuser de regarder l’âge du délinquant, car c’est en fait nier non seulement la spécificité d’une quelconque juridiction pour mineurs mais nier la spécificité de l’enfance et de l’adolescence.</p>
<h2>Qu’en est-il du droit des mineurs ?</h2>
<p>Contrairement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy, la France possède un droit des mineurs particulièrement sévère. Il est un des pays d’Europe où l’âge auquel la responsabilité pénale peut être retenue est le plus précoce : il s’agit, selon la loi française, de l’âge du <em>« discernement »</em>, fixé habituellement, selon la jurisprudence aux environs de 7 ans. Dans les autres pays, il est plutôt autour de 14 ans (10 ans en Angleterre, 14 en Italie ou en Espagne). La France est aussi l’un des pays où de très lourdes sanctions peuvent être prononcées dès l’âge de 13 ans puisque à cet âge-là une peine de 20 ans de réclusion peut être infligée. Pour les mineurs de 16 à 18 ans, les mêmes peines que les majeurs peuvent être prononcées. Un mineur de 16 ans peut donc être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. A titre de comparaison, en Espagne, pour des mineurs du même âge, la peine maximum est un emprisonnement de 8 ans.</p>
<p>La procédure française prévoit donc une atténuation de responsabilité pénale pour les mineurs qualifiée d’excuse de minorité. Cette institution que Nicolas Sarkozy veut supprimer mérite d’être expliquée rapidement. Elle consiste à diminuer de moitié la peine encourue par le majeur mais cette mesure ne joue pas du tout de façon automatique. Elle peut être écartée par le tribunal ou la cour d’assises « à titre exceptionnel et compte tenu des circonstances de l’espèce et de la personnalité du mineur » (article 20-2 de l’ordonnance de 1945). Et dans la pratique, il arrive fréquemment, en cour d’assises en tout cas, qu’elle soit effectivement repoussée. Elle l’a encore été récemment, en avril 2007 lorsque la cour d’assises des mineurs des Bouches du Rhône a condamné deux mineurs accusés d’avoir tué à coups de pierre une jeune femme de 23 ans, à 23 ans de réclusion chacun. Pourquoi ne pas faire confiance au tribunal pour enfants qui est composé, rappelons-le, de deux assesseurs citoyens, ou au jury de la cour d’assises ? Est-il inconcevable qu’un mineur de 17 ans qui a commis un crime sorte de prison à 32 ans plutôt qu’à 47 ? Faut-il rappeler au ministre de l’intérieur que Patrick Dils avant d’être acquitté en avril 2002 et d’être indemnisé par l’Etat d’une somme d’un million d’euros s’est vu refuser l’excuse de minorité alors qu’il avait 16 ans à l’époque où il était censé avoir commis les faits ? Il avait été condamné une première fois à la perpétuité en 1989 et à 25 ans de réclusion en 2001 !</p>
<h2>L’explosion de la délinquance des mineurs ?  Faux : la part de la délinquance des mineurs baisse depuis 1998</h2>
<p>Nicolas Sarkozy affirme donc pour justifier son cri d’alarme permanent que la délinquance des mineurs a explosé. Il avance constamment le chiffre terrible d’une augmentation de 80% en dix ans. Il citait encore ce chiffre en septembre 2006 au Sénat. Voyons donc les chiffres. Ils ne correspondent absolument pas à cette version. En effet la part des mineurs dans la délinquance en France ne cesse de baisser depuis 1998. Cette année-là, les mises en cause de mineurs représentaient 21,8% du total. En 2005, derniers chiffres publiés, les mineurs n’en représentent plus que 18,15%. Nous avons retrouvé le niveau de 1980 ! De plus le chiffre 80% d’augmentation est lui aussi faux. Le nombre de mineurs augmente mais dans des proportions bien moindres. Si l’on prend la période des dix dernières années de 1996 à 2005 (dernière année statistiquement disponible pour le ministre quand il s’exprime en septembre 2006), on passe de 143.824 mineurs mis en cause à 193.663, soit une augmentation de + 49.839 mineurs, ce qui représente, par rapport à 1996, en pourcentage +34,6% et non +80% !. Nous pensons qu’en fait Nicolas Sarkozy, qui est pourtant très au fait de la moindre évolution statistique, a délibérément menti en prenant un chiffre retenu en 2002 par un rapport du Sénat sur la délinquance des mineurs. Les Sénateurs avaient relevé qu’entre 1992 et 2001, le nombre de mineurs mis en cause avait progressé de 79%. En définitive Nicolas Sarkozy serait bien inspiré d’affirmer que la délinquance des majeurs a augmenté plus rapidement ces dernières années que celle des mineurs, mais il lui faudrait revoir ses slogans. S’en tenir à la vérité, ce n’est pas refuser la réalité de cette délinquance, c’est refuser le mensonge.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo1.jpg" alt="tablo1.jpg" /></p>
<h2>L’aggravation de la délinquance des mineurs ?</h2>
<p>Si les interpellations augmentent, la nature des infractions commises par les mineurs a-t-elle changé ? C’est ce que l’on nous serine en permanence : les mineurs sont plus grands, plus forts et leurs actes sont beaucoup plus violents. Nicolas Sarkozy reste par ailleurs focalisé sur un certain type de délinquance des mineurs, celle des quartiers difficiles. Il évoque sans cesse les mineurs <em>« soumis au caïdat de leur quartier »</em>. Mais la délinquance des mineurs est bien loin d’être réductible à la seule délinquance de groupe ou même à celle de quartiers sensibles. Tous les mineurs délinquants ne vivent pas en groupe, en bande ou en banlieue. Il s’agit d’une vision simpliste de plus.</p>
<p>Si l’on examine les infractions commises par les mineurs, pour une période de onze ans, de 1994 à 2004, les deux catégories d’actes les plus graves, les vols à main armée et les homicides ont diminué. Si on y ajoute les viols et les séquestrations, l’ensemble de cette délinquance très grave ne représente que 1% de la délinquance des mineurs. En réalité, la hausse de la délinquance des mineurs est avant tout due à l’augmentation considérable du nombre de vols simples (+78%), des vols à l’étalage (+40,8%) et des vols avec violence (+83,1). Autres augmentations considérables, les outrages et rebellions (de 1655 à 5179), les coups et blessures volontaires (de 5637 à 16791) et les usages de stupéfiants (de 3506 à 17989).</p>
<p>En 2005, le tableau suivant permet de bien mesurer quelle est l’importance des actes graves dans la délinquance des mineurs. Si l’on cumule les homicides, les coups mortels, les viols, les vols à main armée, les vols avec violence, ces infractions représentent 4,6% de la délinquance totale. Il est donc exagéré d’affirmer que les mineurs se livrent à des actes de plus en plus graves.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo2.jpg" alt="tablo2.jpg" /></p>
<p>Les statistiques des condamnations prononcées par les cour d’assises en France sont un excellent indicateur de l’évolution de la gravité des actes de délinquance des mineurs. On constate un accroissement important jusqu’en 1999 du nombre de condamnations criminelles, mais depuis lors, sur une période de 6 ans, leur nombre semble s’être stabilisé dans une fourchette de 560 à 630</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo3.jpg" alt="tablo3.jpg" /></p>
<p>Au total, il apparaît que les mineurs commettent assez peu d’actes très graves. L’augmentation de cette délinquance grave s’est stabilisée depuis 1998/1999. Là non plus, il ne s’agit pas nier une réalité qui reste préoccupante mais de s’en tenir à une vérité qui se suffit à elle-même. Cette vérité c’est une frange de ces mineurs délinquants qui fait preuve d’une grande violence, violence dont il faut trouver les causes et qu’il faut traiter et sanctionner avec fermeté et clairvoyance.</p>
<h2>« La quasi-impunité garantie aux mineurs délinquants ». Un déluge de mensonges.</h2>
<p>Le mensonge le plus dangereux concerne le traitement actuel de la délinquance des mineurs et le rôle de la justice des mineurs. Nicolas Sarkozy affirme à longueur de discours que la justice des mineurs est laxiste, qu’elle cherche trop à comprendre, qu’elle ne punit pas assez et que cette impunité est une calamité. Décidé à faire croire que les juges des enfants sont laxistes, il ose dire que des mineurs auteurs de viol ou de main à armée sont punis d’une admonestation ou d’une simple remise à parents. N’importe qui d’autre oserait soutenir un tel mensonge se verrait aussitôt rappelé à l’ordre, ne serait-ce que par le ministre de la justice. Le ministre de l’intérieur semble avoir tous les droits. Peut-être ses mensonges sont-ils si énormes qu’ils laissent sans voix. On relit à deux fois ses phrases pour être bien sûr que c’est un ministre qui parle et qu’il ne s’agit pas d’une discussion de bistro. Non, c’est bien au Sénat qu’il s’exprime le 13 septembre 2006 : <em>« face à cette réalité, nous vivons dans la culture de la répétition de mesures comme l’admonestation ou la remise à parents ; comment espérer que ces mesures aient un quelconque effet pour des faits aussi graves que des agressions à main armée, des viols&#8230; »</em> Le ministre de l’intérieur va d’ailleurs très loin, accusant la justice de non assistance à personne en danger : <em>« j’ajoute que c’est de la non assistance à personne en danger que de ne pas sanctionner un mineur quand il fait quelque chose de grave au prétexte qu’il est mineur. Car on l’encourage à s’enfoncer dans la délinquance la plus forte »</em> (Emission <em>A vous de juger</em> du 30 novembre 2006).</p>
<p>La réalité judiciaire est assez simple à analyser. Ces dernières années, les procureurs de la République traitent avec plus de sévérité les mineurs. Rappelons ce qu’est le travail d’un procureur de la République. Il écarte d’abord les affaires qui <em>« ne tiennent pas »</em>. En 2005, 25.000 procédures traitées par la police ont ainsi été écartées tout simplement parce qu’il n’était pas possible, en droit, de les poursuivre. 20.000 ont été écartées parce que les procureurs de la République estimaient que le préjudice était peu important, que les recherches étaient infructueuses, que le plaignant s’était désisté&#8230; Les parquets procèdent donc à beaucoup moins de classements sans suite comme le montre le tableau suivant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo4.jpg" alt="tablo4.jpg" /></p>
<p>Les parquets veulent absolument donner une réponse pénale aux infractions portées à leur connaissance. Ils utilisent beaucoup les alternatives aux poursuites pour des affaires qui, auparavant étaient simplement classées sans suite. Ces alternatives, ce sont des rappels à la loi, des procédures de médiation-réparation. Elles sont en forte hausse depuis 2000.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo5.jpg" alt="tablo5.jpg" /></p>
<p>Quant aux poursuites &#8211; devant le juge des enfants, le juge d’instruction, ou, depuis peu, directement devant le tribunal pour enfants, elles sont remarquablement stables depuis 2000. Leur nombre oscille autour de 58.000 chaque année. Simplement parce que la délinquance des mineurs depuis 2000 ne mérite pas davantage de poursuites.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo6.jpg" alt="tablo6.jpg" /></p>
<p>Quant à dire que les mineurs ne vont pas assez en prison, il y a quelque incohérence à le regretter alors que la principale innovation de cette dernière législature a été de créer des centres d’éducation fermée qui avaient vocation à remplacer la prison dans des cas graves de délinquance répétitive. Ces centres se sont ouverts progressivement, souvent dans la difficulté, mais ils existent, de plus en plus nombreux. Ils ont eu pour effet de faire effectivement baisser dans un premier temps puis de stabiliser le nombre de mineurs détenus. Mais cet effet est voulu et le ministre de la justice n’en est pas peu fier ! 20 de ces centres étaient déjà été ouverts en novembre 2006, 20 autres sont prévus en 2007 et 4 en 2008 pour environ 500 places au total. Il reste que la détention des mineurs est relativement stable depuis 1999. Au premier janvier de cette année-là, il y avait 714 mineurs en prison. Il y en avait 721 au 1er mars 2007.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.aporismes.com/futudev/wp-content/gallery/portelli/tablo7.jpg" alt="tablo7.jpg" /></p>
<p>Quant aux peines prononcées, elles sont sévères et le recours à l’emprisonnement n’a pas faibli, loin de là. C’est la prison qui sanctionne presque systématiquement les crimes. Quant aux délits, pour presque la moitié d’entre eux (40%), les tribunaux pour enfants prononcent des peines d’emprisonnement avec ou sans sursis. Les mesures éducatives, elles, ont augmenté en nombre mais pas en proportion. Elles ne représentent plus que la moitié des sanctions : 50,3% en 2004 contre 54,6% en 1994.<br />
Nous sommes donc, là encore, très très loin du laxisme dénoncé.</p>
<h2>Les affaires de Bobigny</h2>
<p>Lorsque Nicolas Sarkozy ne dénonce pas le laxisme général des juges des enfants, il s’en prend nominativement à tel ou tel. Ces derniers temps, sa bête noire était le tribunal pour enfants de Bobigny. Innovant dans les rapports du politique et de la justice, le ministre de l’intérieur n’hésitait pas en juin 2006 à écrire au président de ce tribunal en citant des exemples du soi disant laxisme des juges. <em>« Comment expliquer à cette femme handicapée de 56 ans, brûlée vive à Sevran parce qu’elle en pouvait s’extraire de son bus incendié par trois mineurs de 16 ans, que ceux-ci ont été laissés en liberté par votre tribunal à l’issue de leur interpellation par la police ? »</em> C’était un mensonge pur et simple : ils étaient en détention depuis plusieurs mois quand le ministre de l’intérieur écrivait. Autre mensonge : <em>« ce mineur de 17 ans, déjà mis en cause 55 fois dont 12 fois pour vol avec violence, et laissé en liberté par votre tribunal après avoir roué de coups un chauffeur de bus qui refusait simplement de s’arrêter entre deux arrêts ? »</em> En fait, il était en prison. Entre 2002 et 2005, le nombre de mineurs incarcérés par le tribunal de Bobigny avait augmenté de 23%.</p>
<h2>Les principes républicains concernant la justice des mineurs</h2>
<p>La France ne vit pas sur une planète isolée. Nous nous inscrivons dans une histoire et une tradition. Nos enfants, même ceux qui ont failli, ont droit au respect de notre culture et de notre identité. La violence actuelle des mineurs n’est que le reflet de la violence globale de notre société. Même si leur part dans la délinquance globale diminue, cette part-là reste préoccupante. Mais il n’y a aucune raison de rejeter nos valeurs. Encore moins quand les raisons invoquées sont fausses. Or la tradition française est ancienne et sage. Elle résulte d’une longue maturation de près d’un siècle et demi. Il est apparu à la fin du XIXème siècle que les enfants et les adolescents ne pouvaient pas être punis de la même façon que les adultes. Tout simplement parce qu’il s’agit d’êtres en profonde évolution et qu’ils n’ont pas la même conscience de leurs actes. Presque tous les pays du monde en ont conclu qu’ils relevaient d’un régime particulier, de tribunaux spécialisés, plus aptes à comprendre leurs problèmes spécifiques. Tout comme la médecine, la psychiatrie, la psychologie ont développé des branches particulières dédiées à l’enfance et l’adolescence, la justice des mineurs a été créée au début du XXème siècle. Au niveau international, nombre de conventions ont traduit ce principe. L’article 14 alinéa 4 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques dispose que <em>« la procédure applicable aux jeunes gens qui ne sont pas encore majeurs au regard de la loi pénale tiendra compte de leur âge et de l’intérêt que présente leur rééducation »</em>. La Convention internationale des droits de l’enfant (adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 1989, entrée en vigueur en France en septembre 1990, et qui a fait l’objet d’une adhésion ou d’une ratification de près de 200 pays) invite les Etats parties, dans son article 40, à <em>« promouvoir l’adoption de lois, de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infractions à la loi pénale »</em>.</p>
<p>En France le Conseil Constitutionnel a rappelé, le 29 août 2002, à l’occasion de l’examen de ce qui allait devenir la loi du 9 septembre 2002, un <em>« principe fondamental reconnu par les lois de la République en matière de justice des mineurs »</em>. Ce principe s’articule autour de deux règles :</p>
<p><em>« l’atténuation de la responsabilité pénale de mineurs en raison de leur âge la nécessité de « rechercher le relèvement éducatif et moral des enfants délinquant par des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité prononcées par une juridiction spécialisée ou selon des procédures appropriées »</em>.</p>
<h2>Une autre politique des mineurs</h2>
<p>Une autre politique est possible. Il faut pour cela, regarder avec calme, et un peu de sérieux, le problème de la délinquance des mineurs, en cessant d’en faire un débat électoral permanent. Il est très facile d’attiser la peur des jeunes et de les prendre pour cible facile de l’opinion publique. Michèle Alliot-Marie elle-même, ministre de la défense, disait <em>« trop souvent nous avons laissé s’insinuer l’idée pernicieuse qu’un jeune était un délinquant en puissance »</em>. Beaucoup prétendent que le droit des mineurs est dépassé sous prétexte que le texte de base date de 1945. Mais il a depuis lors connu au moins une vingtaine de modifications. Faut-il condamner le code civil parce que la première ligne en a été écrite au début du XIXème siècle ? Peut-être est-il nécessaire de réécrire cette ordonnance de 1945 mais en gardant les principes généraux et notamment la primauté de l’éducatif sur le répressif. Cette réécriture pourrait être l’occasion d’un vrai grand débat où seraient enfin consultés tous les professionnels de l’enfance et de l’adolescence.</p>
<p>En attendant les vraies réformes sont d’ordre budgétaire de façon à donner à la justice ordinaire des mineurs les moyens de fonctionner normalement et à lui rendre son efficacité et son effectivité. Les délais d’attente imposés au juges des enfants pour placer un mineur sont intolérables, décourageants et dangereux. L’effort est actuellement mis sur les centres éducatifs fermés. Mais il existe des structures infiniment moins lourdes et moins coûteuses. Ainsi, les centres éducatifs renforcés plus souples et majoritairement implantés en zone rurale ou dans de petites villes et dont le coût de journée est de 373€, celui des centres éducatifs fermés étant de 560€. Ce sont en fait les structures de placement ordinaire, les centre d’action éducative avec structure d’hébergement et les centres éducatifs de placement immédiat qui doivent être renforcées. Compte tenu du retard pris depuis cinq ans par rapport aux promesses faites en 2002, ce sont 500 postes nouveaux d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse qui devraient être créés chaque année pendant 10 ans pour que les décisions de la justice des mineurs entrent effectivement en application en temps et en heure.</p>
<p>Il convient aussi de mieux réfléchir au contenu de l’action éducative. Il ne suffit pas de créer des structures nouvelles et de proclamer que l’on crée des centres fermés. Encore faut-il un réel programme rééducatif. La charrue a été mise avant les boeufs. Le politique a d’abord pensé au contenant, sans se poser la question du contenu : enfermé, certes, mais pour faire quoi ?</p>
<p>Enfin, parmi toutes les mesures que le tribunal pour enfants peut prononcer, la réparation doit être privilégiée. Il s’agit d’une mesure immédiatement compréhensible pour le mineur, mais aussi la victime et la société. Il est indispensable de favoriser et d’amplifier l’action des associations qui aujourd’hui prennent en charge ces mesures-là. Un réseau national d’associations habilitées comme il en existe aux Pays Bas permettrait, là encore, d’améliorer la mise en oeuvre rapide des décisions de justice.</p>
<p>Aujourd’hui, le juge peut placer un mineur en prison simplement par la vertu de sa signature au pied de son jugement : sa décision est exécutée dans l’heure. S’il décide de le placer dans un foyer, il doit consulter la longue liste d’attente et patienter quelques mois. C’est à cette dérive qu’il faut mettre fin.<br />
<strong><br />
Serge Portelli</strong></p>
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		<title>Et si je me flagelle, on va gagner les législatives ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2007 10:00:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« On avait pas assez préparé, pas assez travaillé cette campagne »</em>. Les socialistes se flagellent volontiers. Nicolas Sarkozy l’avait préparée, lui. Tout au moins s’était-il doté des outils nécessaires, comme un parti qui n’attendait qu’une chose : qu’on le décomplexe. Qu’on lui permette de dire tout haut ce qu’il pensait tout bas. Se décomplexer, c’est surtout, et les psychiatres ne le démentiront probablement pas, se laisser aller à ses pulsions. Sortir de la réflexion, oublier l’intellect, le propre de l’homme. Cette décomplexion s’est également appliquée aux électeurs. Les sympathisants Front National en savent quelque chose puisque Nicolas Sarkozy a si bien répondu à leurs demandes sourdes par ses discours. Les sympathisants UMP ont une désormais une parole décomplexée, et cela s’entend dans tous les cafés de France, l’alcool aidant.</p>
<p>La gauche, et particulièrement le PS, mais aussi l’UDF de François Bayrou, ont tenté de s’adresser à l’intelligence des électeurs. Ils ont tenté d’éviter autant que possible (mais pas toujours) la simplification, la flatterie des instincts les plus vils de leurs électeurs.</p>
<p>Mais chacun sait, et Nicolas Sarkozy le premier, qu’il est plus simple de se laisser aller à ses instincts les plus bas que de prendre le temps de réfléchir et que de prendre le risque de faire des paris sur un avenir moins rose que celui qui est présenté par un populiste.</p>
<p>La recette a tellement bien marché qu’à l’approche des législatives, François Fillon remet le couvert : <em>« Soyez, comme Nicolas Sarkozy, les porte-parole décomplexés de vos convictions et de vos engagements »</em>. <em>« Une nouvelle vague (&#8230;) arrive aux responsabilités, une nouvelle vague bien décidée à changer la façon de penser et d’agir, (&#8230;) une nouvelle vague qui ne craint pas de bousculer les tabous et d’enjamber les barrières qui ralentissent et divisent la France »</em>, a-t-il précisé. En effet. Plus de tabous. Plus de réflexion : <em>« Notre pays a besoin d’un électrochoc, on n’a pas le temps de réfléchir, d’attendre, de prendre notre temps »</em>. Comme un enfant sans limites, sans tabous, sans contraintes, le français moyen, électeur du président, peut se laisser aller, se décomplexer, oublier de penser (pas la peine, on a pas le temps).</p>
<p>Face à un adversaire de ce type, la gauche et le centre feraient bien d’utiliser les mêmes moyens. Pourquoi ? Parce que personne ne reviendra sur cette méthode. Et surtout pas les électeurs. Pas avant 10 ans au moins. Même si l’état de grâce a un temps, personne (ou si peu d’entre eux) ne voudra avouer s’être trompé, s’être laissé berner à ce point. L’économie du pays ravagée, les relations internationales (ce qu’il en reste) mises à mal, les acquis sociaux enterrés, rien n’y fera. Alors, pour les concurrent de l’UMP sarkoziste, autant utiliser les mêmes armes, revenir aux affaires et une fois installés, reprendre les méthodes normales : la réflexion, l’appel à l’intelligence des électeurs&#8230;</p>
<p>Courir derrière Nicolas Sarkozy comme le font avec un côté particulièrement pathétique les ténors de la gauche, ne mènera à rien sinon à lui faire de la publicité. Ne voit-on pas ces temps-ci lesdits ténors <em>« réagir »</em> aux paillettes scintillantes du président ? Ne faudrait -il pas jouer avec un coup d’avance plutôt que de suivre péniblement son rythme ? Il continue de sauter d’un sujet à l’autre d’heure en heure, afin que chacun s’enlise dans le commentaire d’une action, d’une parole, mais soit toujours en retard par rapport à ses sorties, ses polémiques. Jusqu’ici, personne n’a pu suivre. Et il y a peu de chances que cela arrive.</p>
<p>Prenons l’exemple de l’acide avec lequel le président dissout les partis d’oppostion, PS, MoDem, PC, FN, Verts. Ca marche. Et très bien. Il le confirme en privé, comme l’indique le <em>Canard Enchaîné</em> daté du 6 juin (papier d’ouverture de la page 2). Au lieu de s’en plaindre, ce à quoi la droite répond que c’est le jeu politique, ne faudrait-il pas couper l’herbe sous le pied de l’UMP ? Pourquoi le PS ne peut-il se résoudre à verser lui aussi dans la « rupture », aussi creux ce concept soit-il ? Pourquoi ne pas annoncer unilatéralement un désistement aux législatives pour le MoDem ? N’est-il pas temps de reprendre l’avantage, de rejouer avec un coup d’avance avant qu’il ne soit définitivement trop tard ?</p>
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