A lire : “Nicolas Sarkozy, l’homme du mépris”
4 septembre 2008A lire : un très intéressant article de Serge Portelli, magistrat, actuellement vice-président au tribunal de grande instance de Paris. Il préside la 12ème chambre correctionnelle.
A lire : un très intéressant article de Serge Portelli, magistrat, actuellement vice-président au tribunal de grande instance de Paris. Il préside la 12ème chambre correctionnelle.
Que pouvait-on lire dans la presse ces derniers jours ? Ce genre de choses :
L’image européenne ternie
Le pacte européen sur l’immigration proposé par Brice Hortefeux ne fait pas que des heureux. El Pais indique ainsi que l’Amérique latine prend plutôt mal ce projet, et en tire les conséquences : “C’est l’image de l’Union européenne dans le monde qui est affectée. En fonction du développement du pacte proposé par Sarkozy et appuyé par l’Espagne, cette image peut encore se dégrader.” Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains, José Miguel Insulza, regrette amèrement que les pays d’Amérique latine et des Caraïbes n’aient pas été consultés mais reste confiant, cela pourrait venir en septembre si l’UE y mettait du sien… Dans le même temps, en Italie, les Roms sont fichés : empreintes digitales, photo, ethnie et religion sont inscrites sur des fiches les concernant. L’IHT rapporte pour sa part que selon Brice Hortefeux, le pacte “est un moyen de réconcilier les citoyens avec l’UE”. Le journal revient également sur le jugement de la présidente argentine, Cristina Kirchner, à propos de la directive “retour” adoptée par le Parlement européen le mois dernier : “des temps de xénophobie”.
Que peut-on voir et écouter aujourd’hui sur France 3 ?
Ceci :
De Nicolas Sarkozy, cette déclaration tranchée:
“Mugabe est un vrai coup de poignard donné à l’image de l’Afrique toute entière”
Après le double meutre de Londres, décidément l’arme blanche est à la mode…
En même temps, ça aurait pu être un faux coup de poignard donné à une partie spécifique de l’image de l’Afrique. On l’a échappé belle…
La retranscription factuelle des événements est une spécificité de la presse française. A l’étranger, quelques commentaires éclairent les faits. Exemple : le pacte européen sur l’immigration proposé par Brice Hortefeux qui ne fait visiblement pas que des heureux. El Pais indique ainsi que l’Amérique latine prend plutôt mal ce projet, et en tire les conséquences : “C’est l’image de l’Union européenne dans le monde qui est affectée. En fonction du développement du pacte proposé par Sarkozy et appuyé par l’Espagne, cette image peut encore se dégrader.” Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains, José Miguel Insulza, regrette amèrement que les pays d’Amérique latine et des Caraïbes n’aient pas été consultés mais reste confiant, cela pourrait venir en septembre si l’UE y mettait du sien… Dans le même temps, en Italie, les Roms sont fichés : empreintes digitales, photo, ethnie et religion sont inscrites sur des fiches les concernant. L’IHT rapporte pour sa part que selon Brice Hortefeux, le pacte “est un moyen de réconcilier les citoyens avec l’UE”. Le journal revient également sur le jugement de la présidente argentine, Cristina Kirchner, à propos de la directive “retour” adoptée par le Parlement européen le mois dernier : “des temps de xénophobie”.
A lâché un Nicolas Sarkozy très énervé quand un technicien de France 3 a refusé de le saluer.
Lu dans Libération à propos de la démission du général Cuche : “La démission d’hier témoigne du malaise croissant qui s’installe entre le président de la République et les militaires. Elle trouve sa source dans la violence des propos tenus lundi, à Carcassonne, par Nicolas Sarkozy, à l’égard des militaires présents et notamment du général Cuche. Le pointant du doigt, le chef de l’Etat, très en colère, s’était exclamé : «Vous êtes des amateurs ! Vous n’êtes pas des professionnels !» «Il a été odieux, ne saluant aucun des militaires présents» , assure un témoin.
Entendu au salon de l’agriculture dans la bouche du président : “alors casse toi pauv’con”
Une question d’éducation sans doute…
On l’avait compris depuis longtemps et l’épisode des vacances de luxe sur le yacht de Bolloré en lieu et place de la retraite dans un monastère annoncée l’avait prouvé, notre président est un vrai champion du rienafouttrisme. Attitude consistant à faire exactement ce dont on a envie au moment où celle-ci survient, qu’elle choque ou non, qu’elle empiète sur les prérogatives ou simplement la vie des autres, tout en indiquant après : “je ne vais pas m’excuser” ou pire, “alors casse toi pauv’con” si t’es pas content.
Exemple cité ce jour dans Libération: “Lors de sa visite aux Glières, en mars, un général à la retraite demande une dizaine de Légion d’honneur pour des anciens combattants. «Je vous en donne quinze. Vous êtes content ?» lâche Nicolas Sarkozy, croyant sans doute faire plaisir. Sa désinvolture vis-à-vis de cette décoration choque. Incompréhension aussi lorsque, en mai, le président de la République annule au dernier moment la visite qu’il devait rendre aux Casques bleus français du Sud-Liban, pour rentrer plus tôt passer la soirée à Paris.”
A part l’horreur des situations individuelles, quel est le bilan de la hausse de 80% - sur les cinq premiers mois de 2008 par rapport à la même période de 2007 - des expulsions annoncée par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale ?
Ca peut se mesurer sur, je ne sais pas moi, la croissance ? Le taux chômage ? Les chiffres de la délinquance ?
Non ?
Mais alors à quoi ça sert de s’auto-congratuler comme l’a fait le ministre en éructant : “Jamais sur une année autant de clandestins n’ont été reconduits dans leur pays d’origine”.
Les responsables européens réfléchissent au meilleur moyen de continuer le processus menant à la ratification générale du mini-traité initié par Nicolas Sarkozy en dépit du “non” qui l’a emporté lors du référendum irlandais.
Nicolas Sarkozy lui-même pense qu’il y a des solutions.
L’idée d’un deuxième référendum pour enfin obtenir un “oui” fait son chemin. Ce ne serait pas la première fois. Les Irlandais avaient déjà fait ce chemin une fois.
Juste une question comme ça en passant. Si un jour lors d’un premier référendum on obtenait un “oui”, on en ferait un second pour voir si la première fois les gens avaient voté dans le bon sens ?
Sarah Jessica Parker, héroïne de la série télé Sex and the City, déclare au Daily Record craquer pour Nicolas Sarkozy, cet homme “très attirant et intéressant”.
C’est peut-être une idée ça ? Et si Nicolas Sarkozy épousait Sarah Jessica Parker ? Ca aiderait sans doute à booster la relance des relations entre les deux pays, un souhait affiché depuis le premier jour de son mandat par le président Français.
On se prend à rêver d’un peu de silence face au tumulte permanent organisé par Nicolas Sarkozy.
On regrette, pour les plus vieux, l’art de manier le silence d’un De Gaulle disparu à Baden-Baden ou d’un Mitterrand.
Car qui n’a rien à dire d’intelligent, qui ne parle (du matin au soir et du soir au matin) que pour aligner truismes ou idées toutes faites, du prêt à penser populiste, finit par saouler les pauvres esprits que nous sommes et ne fait que les tirer vers le bas.
Dans la même veine, si quelqu’un pouvait demander à Jean-Michel Apathie de faire silence quelques instants, cela permettrait de regarder cet outil d’annihilation mentale qu’est l’émission Le Grand Journal. Si une concession parisienne de voitures de luxe voulait bien lui faire une proposition intéressante… Merci d’avance.